Que voir entre Porto et Lisbonne ? 

Les étapes incontournables d'un voyage au Portugal

Entre Porto et Lisbonne, une dizaine d'étapes méritent vraiment un arrêt. Viana do Castelo, Guimarães, Braga, Aveiro, Coimbra, Fátima, Tomar, Batalha, Nazaré, Óbidos, Sintra — environ 300 kilomètres qui traversent l'essentiel du Portugal : patrimoine mondial, côte Atlantique, villages fortifiés, gastronomie. Porto et Lisbonne sont vos points d'entrée naturels dans cet itinéraire. Voici ce qu'on y trouve, et dans quel ordre les visiter.

Ce qu'il faut voir entre Porto et Lisbonne

  • Porto : la Ribeira, les caves de Vila Nova de Gaia, une croisière en rabelo sur le Douro
  • Viana do Castelo : le mont Santa Luzia, le navire-hôpital Gil Eannes
  • Guimarães : berceau du Portugal, vieille ville classée UNESCO
  • Braga : le sanctuaire du Bom Jesus, la plus ancienne cathédrale du pays
  • Aveiro : canaux, moliceiros, ovos moles
  • Coimbra : l'université médiévale, la bibliothèque Joanine, le fado étudiant
  • Fátima : le sanctuaire, l'atmosphère unique du lieu de pèlerinage
  • Tomar & Batalha : architecture manuéline, couvent des Templiers, abbaye gothique
  • Nazaré : la côte Atlantique, le promontoire du Sítio
  • Óbidos : village fortifié, ginjinha en gobelet de chocolat
  • Sintra : les palais dans la forêt, à 30 minutes de Lisbonne
  • Lisbonne & Belém : l'Alfama, le monastère des Hiéronymites, le pastel de nata

Porto, du haut des Clérigos jusqu'aux quais

Porto

Porto, rive nord du Douro, premières ruelles, premières azulejos, le voyage commence ici.

La ville est faite pour être visitée à pied : les ruelles de la Ribeira dégringolent vers le Douro, les azulejos captent la lumière différemment selon l'heure et la librairie Lello (réputée parmi les plus belles d'Europe) mérite la queue à l'entrée. Montez jusqu'à la tour des Clérigos pour le panorama, puis descendez vers les quais pour embarquer sur un rabelo, ces barques à fond plat qui transportaient autrefois les tonneaux de vin depuis le Haut-Douro. 

Une heure sur le fleuve, six ponts, et Porto qui s'étage sur la colline depuis l'eau, une perspective qu'on n'a pas depuis les ruelles.

Le soir, traversez vers Vila Nova de Gaia. Les caves sont creusées dans la roche, l'air y est frais en toute saison, et un verre de Porto tawny dans ce contexte-là n'a vraiment rien à voir avec ce qu'on imagine depuis un canapé belge.

Viana do Castelo, la ville qui regarde la mer

Moins connue que ses voisines du nord, Viana do Castelo mérite pourtant un arrêt. Son centre historique est remarquablement préservé, et le funiculaire qui monte au mont Santa Luzia dépose en quelques minutes sur un belvédère d'où le Lima, l'océan et les collines forment un panorama qu'on n'attendait pas. 

Au port, le navire-hôpital Gil Eannes raconte une histoire méconnue : celle des pêcheurs portugais qui partaient pour des mois vers Terre-Neuve et le Groenland pêcher la morue. Un bout de Portugal tourné vers le large, longtemps avant que le tourisme n'existe

Guimarães

Guimarães est la ville où le Portugal est né ; château médiéval, Palais des Ducs de Bragance, ruelles de la vieille ville classée à l'UNESCO : tout ici respire l'histoire sans en faire trop. Installez-vous un moment sur la place centrale et commandez une francesinha, la spécialité locale (une sorte de croque-monsieur nappé de sauce piquante et de fromage fondu). Costaud, généreux, on y revient. 

La ville se visite facilement en une demi-journée, et elle s'associe naturellement à Braga, à une trentaine de kilomètres.

Braga et le Bom Jesus

Braga mérite sa réputation de capitale religieuse du Portugal. Sa cathédrale,qui remonte au XIIe siècle, est l'une des plus anciennes du pays, et le sanctuaire du Bom Jesus do Monte (accessible à pied par un grand escalier baroque ou en funiculaire) offre l'un des panoramas les plus connus du nord. La ville elle-même, animée et universitaire, est agréable à parcourir : les cafés du centre, le marché, les façades baroques qui surgissent au détour d'une ruelle. Une ville qui se laisse vivre autant que visiter.

Aveiro, visiter la Venise du Portugal

Aveiro

 

Aveiro est souvent visitée en passant et souvent regrettée de ne pas avoir prévu plus longtemps. Ses canaux, ses façades Art Nouveau aux tons pastel et ses moliceiros (ces barques peintes aux proues illustrées qui collectaient autrefois les algues) lui donnent une atmosphère vraiment particulière. Une balade en bateau sur les canaux suffit à changer complètement la perception de la ville : vingt minutes calmes, à regarder les façades défiler et les ponts passer au-dessus de la tête.

En sortant, goûtez les ovos moles : une spécialité locale à base de jaune d'œuf et de sucre, enfermée dans une coque de pâte de riz en forme de coquillage. Doux, fondant, il sera difficile de s'arrêter à un seul.

 

Coimbra : étudiants, fado et boiseries dorées

Coimbra vit au rythme de son université, l'une des plus anciennes d'Europe. Ses origines remontent à la fin du XIIIe siècle, avant que l'institution ne soit définitivement installée dans la ville en 1537. Ses bâtiments occupent le sommet de la colline qui domine la ville et le Mondego. La bibliothèque Joanine, avec ses boiseries dorées et ses plafonds peints, est l'une des plus belles bibliothèques baroques du continent. Elle accueille une colonie de chauves-souris qui ont pour mission de protéger les livres des insectes la nuit.

Coimbra est aussi l'une des grandes villes du fado. Une version plus austère, plus mélancolique que celle de Lisbonne, chantée en toge noire (la capa e batina) par des étudiants. Si vous avez l'occasion d'en entendre, ne passez pas votre tour.

Fátima, Tomar et Batalha

Ces trois sites sont souvent regroupés dans les itinéraires, et à raison : ils se répondent, chacun à sa manière, sur ce que le Portugal a construit dans la pierre et dans la foi.

À Tomar, le couvent du Christ raconte à lui seul l'ambition d'un empire en construction. L'architecture manuéline (un style portugais, né de l'âge des grandes découvertes) couvre les murs de cordes sculptées, de sphères armillaires, d'algues et de nœuds marins. Une façon de graver dans la pierre que le monde venait de s'ouvrir. 

À Batalha, l'abbaye Santa Maria da Vitória pousse la logique encore plus loin : les arches des cloîtres sont si finement travaillées les arches des cloîtres sont si finement travaillées qu'on ralentit pour chercher ce que les tailleurs ont glissé dans la pierre : fleurs, coquillages, cordages, tout un monde miniature.

Fátima fonctionne autrement. Le sanctuaire n'est pas spectaculaire au sens architectural. Mais la place est immense, les pèlerins avancent parfois à genoux sur le parvis, et des milliers de cierges brûlent en plein air à toute heure. Croyant ou non, on n'en ressort pas tout à fait indifférent.

Nazaré : voir les plus grandes vagues du monde depuis le Sitio

Nazaré s'est imposée sur la carte mondiale pour ses vagues parmi les plus puissantes du monde, qui attirent les meilleurs surfeurs de la planète toute l'année. Des pics spectaculaires d'octobre à mars offrent des vagues qui peuvent dépasser vingt mètres. Le promontoire du Sítio, perché au-dessus de la ville, est le meilleur poste d'observation. 

En bas, la plage est longue, le front de mer animé et la ville a gardé quelque chose de son caractère de village de pêcheurs : les poissons sèchent encore sur des étals en bord de rue, et les femmes âgées portent toujours les sept jupes superposées de la tradition locale. Un endroit qui mêle spectacle naturel et vie portugaise ordinaire.

Découvrir Óbidos

Liqueur GinjinhaÓbidos est un village entièrement ceint de remparts médiévaux. On entre par une porte fortifiée décorée d'azulejos, et on débouche directement sur la rue principale : pavés, maisons blanches liserées de jaune et de bleu, la ville qui s'étire devant soi. Laissez les ruelles vous mener où elles veulent et montez sur les remparts pour voir les plaines du centre du Portugal s'étendre à perte de vue. Ça prend une heure et demie, deux heures si on flâne.

Avant de repartir, arrêtez-vous pour la ginjinha locale. La liqueur de griotte est servie dans un petit gobelet en chocolat. On boit, puis on croque. Gourmand jusqu’au bout.

 

 

Proche de Lisbonne, découvrez Sintra la mystérieuse

SintraSintra est à moins d'une heure de Lisbonne, mais elle a tout d'une autre époque. Les rois du Portugal y avaient leurs résidences d'été, et on les comprend : la serra est fraîche, verdoyante, et des palais surgissent de la végétation à chaque tournant de route. Le Palais national domine la ville basse avec ses cheminées coniques caractéristiques. Plus haut, le Palais da Pena, jaune et rouge vif, perché sur un rocher dans la forêt, a été conçu au XIXe siècle non pas pour asseoir un pouvoir mais pour habiter un conte. 

À la Quinta da Regaleira, un puits initiatique s'enfonce en spirale dans la roche, avec des escaliers, des galeries souterraines et une symbolique dont les visiteurs débattent encore. Les jardins seuls justifient une heure de déambulation.

Prévoyez large : Sintra est le genre d'endroit où les décors dépassent l'imagination, et les horaires deviennent difficiles à tenir.

Dernière étape : visiter Lisbonne et Belém

LisbonneVous voilà à la dernière étape du voyage. On arrive dans la capitale avec déjà des azulejos plein les yeux, le goût du vin de Porto sur la langue, et une certaine idée de ce que ce pays a dans le ventre. 

Lisbonne s'étire sur sept collines, chacune avec son point de vue, ses ruelles pavées, ses cafés. L'Alfama, le quartier le plus ancien, grimpe vers le château São Jorge dans un labyrinthe où le linge sèche aux fenêtres et où le fado sort parfois des bars. Plus bas, le Chiado mêle librairies, cafés centenaires et terrasses animées. Le Bairro Alto, lui, révèle ses meilleurs côtés à mesure que la nuit avance. Chaque colline est un itinéraire à part entière.

À Belém, en bord de Tage, la tour construite au début du XVIe siècle garde l'embouchure du fleuve depuis l'époque des grandes découvertes. Juste à côté, le monastère des Hiéronymites (commandé pour célébrer le retour de Vasco de Gama des Indes) est l'un des exemples les plus accomplis du style manuélin. Dans le cloître, les arches finement sculptées encadrent un carré de ciel bleu qu'on a du mal à quitter : prenez le temps de faire le tour complet, les détails se révèlent au fur et à mesure.

En sortant, arrêtez-vous à la Pastéis de Belém. Le pastel de nata original se mange chaud, croustillant, saupoudré de cannelle et il y a une vraie différence avec toutes les imitations qu'on trouve ailleurs. Le soir, si vous n'avez pas encore entendu de fado, c'est le moment : une petite salle de l'Alfama, une voix qui chante le destin et la perte, et les gens à table qui posent leur verre sans y penser.

9 jours pour découvrir la richesse du Portugal, de Porto à Lisbonne

Relier Porto à Lisbonne en traversant toutes ces étapes demande de l'organisation et une bonne connaissance des distances, des horaires et des sites à réserver à l'avance. Le circuit accompagné Portugal — de Porto à Lisbonne proposé par Léo évasion vous propose de relier Viana do Castelo, Guimarães, Braga, Porto, Aveiro, Coimbra, Fátima, Tomar, Batalha, Nazaré, Óbidos, Sintra et Lisbonne en 9 jours. Un accompagnateur présent tout au long du voyage. Vous n'avez qu'à regarder, écouter et goûter, le reste est déjà prévu.

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Que voir entre Porto et Lisbonne ? Quelques-unes de vos questions fréquentes

En voiture ou en train direct, comptez un peu moins de trois heures. Mais entre les deux villes, les étapes sont nombreuses. La plupart des voyageurs prévoient entre 7 et 10 jours pour relier les deux capitales en s'arrêtant en chemin.

L'itinéraire nord-sud, Porto vers Lisbonne, est le plus naturel : on remonte dans l'histoire du Portugal en partant de Guimarães et Braga, et on finit sur les quais du Tage. C'est aussi la logique de la plupart des circuits organisés.

Le printemps (avril-mai) et l'automne (septembre-octobre) offrent les meilleures conditions : températures agréables, lumière superbe, moins de monde sur les sites. L'été est chaud et très fréquenté, surtout à Lisbonne et Sintra. L'hiver reste doux et idéal pour les amateurs de vagues à Nazaré.

Une voiture offre de la liberté, mais certaines étapes comme Sintra, Óbidos, le centre de Lisbonne sont difficiles à gérer en voiture. Les circuits accompagnés règlent la question : l'autocar relie toutes les étapes, les parkings et les horaires sont déjà pensés.

Oui et prévoyez large. Le Palais da Pena, la Quinta da Regaleira et ses galeries souterraines, les jardins : Sintra est le genre d'endroit où les horaires deviennent difficiles à tenir. Une demi-journée minimum, une journée complète si vous voulez tout voir.

C'est faisable, et c'est d'ailleurs la logique de la plupart des itinéraires. Les trois sites sont proches, et chacun se visite en deux à trois heures. Une journée bien organisée suffit pour les trois.

C'est une petite tarte à la crème aux œufs, croustillante, servie chaude et saupoudrée de cannelle. L'originale se mange à la Pastéis de Belém, la pâtisserie qui l'a créée. La file d'attente en dit long sur la réputation du lieu.